Vannerie Malgache : L'Art de Manoa | Créez avec Passion et Engagement

Vannerie Malgache : L'Art de Manoa | Créez avec Passion et Engagement

Publié le: 2026-05-26

Album NOS MEMBRES BÉNÉVOLES << J'ai maitrisé la vannerie grâce à mes ancêtres. Mais mes parents m'ont répété que l'artisanat ne sert à rien. Et j'ai abandonné mon rêve. Depuis mes grand-parents, Toute ma famille fait de la vannerie = ladina. C'est ce qui leur a permis de subvenir à nos besoins. Jusqu'à aujourd'hui. À mes 7 à 8 ans, voir ma mère utiliser ses mains dedans m'a fascinée. J'ai, alors, commencé à l'imiter chaque jour ... Où j'ai fini par maîtriser cet art à mon tour. Et à une période de ma vie, J'ai vu à quoi ressemblait une zone franche. Ça a réveillé une ambition en moi. " Manoa, imagine, avoir une entreprise comme ça. Pas dans la couture. Juste de la vannerie ". Mais vu que mes parents ne cessaient de m'alerter que ça ne me mènera nulle part, J'y ai uniquement songé ... Sans plus. Je les comprends aussi, quand j'ai vu la réalité des artisans. Cette filière n'est pas rentable pour eux. Où ils sont considérés comme des petites mains qui y gagnent peu. De même au lycée. Lorsqu'on demandait aux élèves le métier qui nous aspire plus tard, J'avais honte de dire artisan. J'ai sorti seulement ce que la majorité disaient. Faire taire ce que chuchotait mon coeur. Ainsi, J'ai tracé une autre route pour rendre mes parents fiers (tant que je ne reprends pas leur chemin): 16 ans. Université. Filière, économie. Car mes parents voulaient que je travaille à l'Instat ou au Ministère de la finance. Dès que des gens leur demandaient ce que je faisais, ils se précipitaient pour répondre: " Mon enfant est dans l'économie ! " Mais une réalité à tout basculé: j'ai redoublé ma L1. Cet échec m'a fait tellement mal, que j'ai décidé de prendre une année sabbatique. Et mon refuge ? J'ai repris la vannerie en raphia (en attendant). C'était là que je me suis rendue compte d'une sensation: J'aime créer. Faire de la vannerie me permet de m'écouter plus. Cet art est un voyage intérieur. Où mes blessures en ont été soulagées. Depuis cette prise de conscience, j'ai donc aidé mes parents. Je vends mes créations au marché. Mais à chaque fois que les autres posaient à ma mère: " Que fait ta fille en ce moment ? ". Elle y a toujours répondu: " Rien ". Et ils m'ont dit en retour: " Étudie bien pour ne plus devenir des artisans comme tes parents ". À leurs yeux, faire de la vannerie, ce n'est pas réussir dans la vie. À côté, Mes parents m'ont sans cesse lancé: " Regarde, tes amis travaillent. Cherches-en aussi, au lieu de rester ici. Tu as un bacc, pourquoi perdre ton temps dans la vannerie ". Puis, J'ai analysé en profondeur la vie là-bas. Les artisans attendent qu'il y ait des vazaha qui passent ou des exportateurs pour survivre. Quand il y a un marché, ils obtiennent assez pour s'acheter des nourritures. Aucune évolution concrète de leur avenir, après des années. Pourtant, leurs mains créent. En même temps. Et j'ai observé d'autres entreprises. Choc. Ailleurs, il y en a qui vendent la même création × 30 de notre prix. Ça m'a brisé le coeur. Pourquoi les artisans qui créent sont ceux qui en vivent mal ? Pourquoi toujours attendre les autres pour gagner des contrats ? Pourquoi les autres deviennent des millionnaires avec ? Et surtout ... Pourquoi je me contente de copier les modèles de tout le monde alors que je veux en créer une marque. J'ai, ainsi, inventé des tas de réalisations. J'ai laissé mes inspirations me guider. J'ai compris qu'on pouvait enfreindre la norme. Le plus important, c'était de S'écouter. Et le rêve de l'autre fois a surgi. Cette fois-ci, sous une autre forme: " un jour, je veux exposer mes créations ". Et j'ai créé ma page Facebook. Et j'ai envoyé des photos de mes créations dans des groupes. Et une australienne m'a envoyé un message privé, me demandant le prix de mes œuvres. J'ai même utilisé Google trad pour lui parler. On a échangé. Et elle voulait commander 200 pièces. Je n'en revenais pas. Dans ma tête: " Comment ça ? Pourquoi elle commande chez moi ? Est-ce une arnaque ? " Car moi-même, je ne m'estimais pas en être capable. Elle m'a directement donné une adresse de livraison et m'a ordonnée de prendre l'acompte de 50% à la même adresse. Et arrivée là-bas, j'ai obtenu le chèque de son amie. J'avais du mal à croire qu'elle croyait en moi alors qu'elle ne me connaissait pas et même mon entourage ne croyait pas en moi comme ça. 2 mois après, 200 pièces livrées. 4 mois après, elle m'a recontactée: " Les 200 pièces sont bien arrivées. Merci beaucoup. Elles sont toutes belles ! " Et c'était la première de ma vie que j'ai gagné des millions avec ma vannerie. Pour moi, C'était comme un signe de l'univers: " Tu vois, tu tenais à ce que tes créations tombent vers les clients finaux étrangers directs, et regarde. C'est arrivé ! ". Cette expérience a boosté ma confiance en mon art: " Je vais vraiment m'y pencher ! ". Et même, ça a cassé la croyance limitante de ma mère que la vannerie peut emmener loin. Elle y croyait petit à petit. Et je suis tombée sur l'appel à recrutement de l'association Bright It All. Je comptais postuler pour la section havre d'écoute et d'empathie. Vu sa mission et ses cibles. Et j'ai vu l'autre section art. " Ah ! On pouvait aussi contribuer au développement humain avec notre réalisation ? " Mais je n'étais pas encore sûre à 100% d'être une artiste. J'avais encore des doutes: Est-ce vraiment de l'art ? Suis-je vraiment une artiste ? Les autres sont des peintres, et si mon œuvre n'en est pas une ? J'avais trop peur pendant l'entretien de ne pas réussir à convaincre pour être à la hauteur. Je n'ai rien préparé. J'ai répondu aux questions selon mes ressentis sincères. Et la personne qui m'a interviewée m'a partagé: " C'est agréable de discuter avec toi ". Ils ont apprécié ma sincérité. Et j'ai été recrutée dans l'association Bright It All. À chaque fois, tout le monde me nomme " Artiste Manoa ". Rejoindre l'association Bright It All a été un déclic: " Pourquoi attendre la validation pour se considérer artiste ? Ils me voient ainsi. Oui, je suis une artiste ". Et je veux remercier tous les membres de BIA, car vous avez cru en moi et en mon art pendant que moi-même, je n'y croyais pas. Aujourd'hui, J'accompagne des enfants et des jeunes filles en conflit avec la loi (violées, abusées, inclues dans des affaires) dans notre association. Parmi les 44, 5 d'entre elles veulent devenir experte en vannerie. Au cours de l'accompagnement, je tiens à ce qu'elles ressentent que cet art est un ami qui ne trahit jamais. Il clarifie et structure nos pensées. Il nous aide à parler envers nous-mêmes, en toute sincérité. Il nous dévoile ce qui se passe en nous. Et il nous libère de plusieurs maux. Et à Madagascar, L'adage de notre association dit: " Soyons le changement qu'on veut voir à Madagascar. Tout commence par nous " Maintenant, Je suis fière d'assumer: " Je suis artisan, et la vannerie m'a rendue telle que je suis ". J'ai arrêté de me culpabiliser: " Si j'avais fait plus d'efforts, je ne serais jamais devenue quelqu'un qui fait du ladina ". Cet héritage nous différencie. Mirary ny rehetra aho mba hahasahy hitodika sy hahita ilay hazavana ao anatiny ary hahatsapa fa mila azy ny tany >> Manoa, 20 ans, membre de notre section art. Si vous tenez à acheter ses créations ou à réaliser des oeuvres en fonction de vos idées, Contactez-la Manoa Fitiavana. Oui, nous recommandons nos jeunes artistes engagés. Voir moins 1,2 K

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